La pensée du jour.

Je ne connaissais pas ce Monsieur, Jean Grenier, je le découvre avec cette pensée….

Je vous souhaite une bonne fin de semaine avec du soleil ou pas… Temps très contrasté actuellement en Provence, on passe du soleil à la pluie, ce sont les giboulées de Mars qui sont retardataires ?  dommage, après 2 mois, oui je dis bien 2 mois, de grand soleil, ça nous fait drôle de retrouver ce temps maussade…. Enfin patience, les beaux jours se précisent de jour en jour, ensuite on  » rouspétera  » comme on dit par chez moi, qu’il fait trop chaud, c’est cela le climat Méditerranéen.

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David Foenkinos

Deux soeurs .

 

 

Je viens de terminer le dernier livre de David Foenkinos, un livre assez noir, mais qui restitue la fin d’une passion amoureuse et  ses dérives.

Je ne suis pas critique littéraire, donc je ne me permettrais pas de juger ce bouquin, si cela vous tente, je vous laisse le découvrir.

 

 » Davis Foenkinos dresse le portait d’une femme aux prises avec les tourments de l’abandon. Mathilde révèle peu à peu une nouvelle personnalité, glaçante,inattendue. »

 

Bonne fin de semaine…. 

Les Bories de Provence,

Quand nos Ancêtres construisaient en pierre sèche.

 

 

En visitant la Provence, quelle personne n’a jamais été frappée par la présence de nombreuses constructions en pierres sèches à la forme sphérique si spécifique ? Ces édifices, que l’on retrouve dans plusieurs régions de l’Europe, existent en Provence sous l’appellation « borie ».
Frédéric Mistral fait dériver le mot provençal bori (nom masculin) d’où vient notre mot « borie » du bas-latin boaria, « étable à bœuf ». Contrairement à ce que l’on peut parfois entendre dire, toutes les bories ne remontent nullement au temps des Gaulois de Provence, mais sont beaucoup plus récentes1. En fait, la plupart ne sont probablement pas antérieures au XVIIe siècle, même si l’âge d’or des bories est le XVIIIe siècle et, dans un moindre mesure, le XIXe siècle. Les millésimes sur linteaux sont assez rares, mais on peut en rencontrer çà et là, la plupart du temps en chiffres latins (1775, 1822), parfois en chiffres romains (MDXX).

Pourquoi construisait-on des bories ?

Les bories ne servaient pas d’habitations, même si quelques témoignages évoquent que des gens s’en sont servi de refuge lors de la grande Peste de 1720 ou durant d’autres époques troublées.
La borie avait presque exclusivement une vocation agricole. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont des périodes de grands défrichements où de nombreuses terres étaient données à des paysans qui, à condition de la travailler avec assiduité, en devenaient propriétaires au bout de quelques années. Du coup, ces paysans et bergers faisant leur labeur souvent loin de chez eux avaient besoin d’un endroit où déposer leur matériel ou abriter leur bétail par gros temps. Ce sont eux les constructeurs des bories.
Parfois, édifier une borie permettait tout simplement de débarrasser une terre des nombreuses pierres plates dont le sol est abondant – les cultivateurs en savent quelque chose2 !
La fonction de lieu de repos apparaît au XIXe siècle et la borie devient alors un « cabanon » où l’on se délasse le dimanche en famille. Cette fois, ce sont des maçons spécialisés dans la pierre sèche qui sont recrutés pour édifier ces constructions.

Comment les bories sont-elle construites ?

Construire en pierre sèche exclut évidemment l’emploi de liant. Comme nous l’avons dit, les bories sont faites de pierres plates, les « lauses ». La coupole en encorbellement tient par la pression de son propre poids. De fait, ni poutre, ni coffrage, ni étaiement ne sont nécessaires. Chaque rangée de pierres avance sur la rangée inférieure de la moitié de son épaisseur environ.
La poussée s’effectue donc sur les murs, ronds au sol. Lorsque la borie est de forme rectangulaire, comme à Gordes (Vaucluse), il est nécessaire de commencer la coupole à partir d’une console (grosse pierre d’angle).

L’aménagement des bories

La plupart des bories n’avaient pas de porte de bois pour parer l’entrée. Ce n’est qu’au XIXe siècle que l’on en ferma certaines de la sorte. L’entrée est bien sûr au sud, afin de protéger du mistral les personnes s’y trouvant.
Un linteau, toujours en pierre, surplombe l’entrée.
À l’intérieur, on autorise l’emploi de terre ou d’argile (le mortier de pie) pour empêcher les courants d’air. Tout est en place pour y permettre une vie agréable. Du coup, certaines bories affichent des placards, des escaliers, voire des cheminées. On peut aussi y voir une petite ouverture faisant office de fenêtre, mais jamais plus d’une.

Où se trouvent les bories ?

Si les cartes modernes oublient souvent les bories (même la carte IGN 1/25000), on peut les remarquer sur les cartes de Cassini, ce qui permet aussi d’en dater certaines. La plupart se situent dans les Bouches-du-Rhône, notamment sur les communes de Salon-de-ProvenceCornillon-Confoux, Grans, Éguilles, Aix-en-Provence, Rognes… Mais les autres départements, à l’exception des Hautes-Alpes, en comptent un grand nombre. Citons en particulièrement le fameux village de bories à Gordes (Vaucluse), classé momument historique en 1977, ou les célèbres « cabanons pointus » de Forcalquier. Le Luberon, situé entre trois département, abrite plus de 1600 bories (dont deux datent de 1643).

Notes

1 Les plus anciennes bories provençales sont certainement ligures. Plus tard, au Moyen Age, le poète italien Pétrarque affirme que, se rendant de Vaucluse à Gordes, des gens vivent là dans des cabanes enfumées.
2. Diodore de Sicile disait que les Ligures, auteurs des premières bories provençales, passaient leur temps à épierrer les champs et vivaient dans des cabanes en pierre.
Source GENEPROVENCE.

Chapelle de l’Ermitage- Cucuron (Vaucluse)

Chapelle de l’ermitage

 

 

Par un joli après-midi de presque printemps, la température oscillait entre 20°, ce qui est beaucoup pour un mois de Mars, nous voilà partis à l’ascension de cette jolie chapelle Provençale, qui ne se visite pas, mais j’ai trouvé ce site qui nous montre l’intérieur dans toute sa simplicité…..   

Bon dimanche.

à Cucuron

 

A l’extrémité d’une colline qui touche le flanc sud du massif du Luberon, dans un cadre enchanteur entouré d’une végétation variée, une chapelle domine la vallée d’Aigues. Portant également le nom de Notre-Dame-de-Beauvoir, elle comporte sur son côté est une partie habitable qui justifie le terme d’ermitage.

Cité à partir de 1292 dans un document testamentaire, cet édifice fut d’abord un lieu de pèlerinage paroissial. De la chapelle d’origine il ne reste que l’abside en cul-de-four. En 1602, une confrérie l’occupa et y construisit un clocher, puis un ermitage en 1613, puis une nouvelle nef en 1614. Le lieu fut habité jusqu’à la Révolution ; après celle-ci il devint une propriété de la commune. La chapelle fut restaurée plus tard, en 1957, ainsi que dans les années 1970. Depuis 1988, le Centre Culturel Cucuron-Vaugines prend soin de ce patrimoine afin de le préserver et de le faire vivre. Des manifestations telles que des concerts et des rencontres y sont aujourd’hui organisées.

A l’intérieur de la chapelle, le mur d’extrémité du choeur est recouvert de restes de peintures murales. Derrière l’autel et sous la statue de Marie, est entreposé un curieux ex-voto, constitué par une silhouette de navire en tôle de fer. A droite dans une niche, est déposée une statuette naïve de Vierge à l’Enfant.

Source : Chapelle Provence.Free

Une bonne semaine

 en nature et poésie…

 

Le soleil n’est pas au rendez vous ce matin, il l’a été durant tout ce mois de février, très généreux, et le mois de Mars risque d’être mouillé, tout comme les autres années, ça ne varie guère d’une année sur l’autre…

Une pensée qui est fort juste, mais plus facile à lire qu’à mettre en exécution….

Enfin, bonne semaine à vous qui passerez…..

 

 

 

Cezanne peint !

Le nom de Paul Cezanne est intimement lié à la Provence et plus particulièrement à la montagne Sainte-Victoire. Le peintre, ami des impressionnistes, y puisait son inspiration et restait des heures à contempler sa nature à la fois changeante et immuable. Aujourd’hui encore, la région reste imprégnée de la mémoire de Cezanne, sa maison et son atelier en sont les meilleurs gardiens.

La Provence de Paul Cezanne

Dans le jardin subsistent encore des arbres qu’il a plantés. Et à l’étage, dans son atelier, restent toutes ses affaires, même ses vêtements. Sur un porte-manteau, près de la fenêtre, on trouve la redingote verte qu’il portait sur cette photo d’Emile Bernard mais aussi son manteau noir, son chapeau melon, son béret et même sa blouse de peintre.

Cézanne en 1904 dans les environs d'Aix-en-ProvenceCézanne en 1904 dans les environs d’Aix-en-Provence

Il y a aussi de nombreux objets qu’il utilisait pour composer ses natures mortes: une petite statue représentant un angelot, des pots, une table en bois avec une bouteille et un verre, des pommes, des oignons et aussi, plus incongru, trois crânes qu’il a reproduits sur un fameux tableau.

Atelier de Paul Cézanne à Aix-en-Provence (13)

Dans ce bel atelier éclairé au nord par une grande verrière, on trouve aussi le matériel qu’il emportait pour peindre la Sainte-Victoire. Directeur de l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence, Michel Fraisset nous montre sa palette, ses tubes de peinture, sa besace et le sac à dos sur lequel il fixait ses chevalets portatifs avant de partir à l’assaut de la montagne.

La Sainte-Victoire, la passion d’une vie

Cezanne s’est attaché dès l’enfance à la Sainte Victoire, un bloc de calcaire de 18 kilomètres de long situé à l’est de la ville. Avec son ami Emile Zola, le futur écrivain, il parcourt ses chemins et grimpe jusqu’au sommet à 1 011 mètres d’altitude. Devenu peintre, il la place d’abord à l’arrière-plan de ses tableaux. Puis peu à peu, il s’en rapproche, comme s’il cherchait à apprivoiser sa nature sauvage et finit par la placer au centre de ses toiles comme motif principal. Entre 1885 et 1906, il l’a représentée près de 90 fois. On recense précisément 44 huiles et 43 aquarelles exposées dans les plus grands musées. Cezanne marche des heures à la recherche des meilleurs points de vue. Il veut la peindre dans toute sa splendeur avec ses couleurs changeantes et sa géométrie parfaite, en forme de triangle, qui le fascine. La Sainte Victoire est pour lui comme un secret à percer.

La montagne Sainte Victoire vue de Bibémus par Paul CézanneLa montagne Sainte Victoire vue de Bibémus par Paul Cézanne

Les ocres de Bibémus

Dès 1895, il loue à un ami un cabanon situé dans les anciennes carrières de pierre de Bibémus qui ont servi à bâtir la ville d’Aix-en-Provence. L’exploitation a cessé à la fin du XVIIIème siècle. De là, il a un magnifique point de vue sur la plaine et sur le profil imposant de la Sainte Victoire. Même s’il n’est pas un peintre abstrait, Cézanne n’hésite pas à déformer les arbres, les maisons, la montagne, à recomposer le paysage en modifiant ses perspectives pour mieux le mettre en valeur. Dans le tableau « La Sainte Victoire vue de Bibémus », il a par exemple volontairement grossi la montagne comme si elle surgissait des pierres rouges de la carrière. Il a aussi crée un effet de profondeur par le jeu de couleurs complémentaires: au premier plan le vert des pins, au second plan, les rochers d’ocre et enfin la montagne qui s’imprime, majestueuse, sur un ciel bleu. Il sera le père de l’art moderne.
Plus qu’un simple sujet, la montagne Sainte-Victoire est devenue pour lui un être vivant, une muse à part entière.

Paul cezanne photo © France 3 / Culturebox / Capture d’écran

De nombreux touristes se pressent aujourd’hui sur les traces du peintre aixois. Près de 70 000 personnes visitent chaque année sa maison-atelier, sauvée par deux Américains dans les années 50 et propriété de la Ville depuis 1969. On peut aussi se rendre, sur rendez-vous, dans les anciennes carrières de Bibémus. Un parcours avec des plateformes en bois y a été aménagé. Sur chacune, la reproduction d’un tableau de Cezanne à l’endroit même où il a posé son chevalet. « Le pin que l’on voit ici est peut-être un rejeton de celui qu’il a peint » nous montre en souriant Michel Fraisset, initiateur de cette promenade dans un environnement préservé.

Montagne Sainte Victoire Paul Cezanne© 

Dans les pas de Paul Cezanne

Au sommet de la colline des Lauves, à deux kilomètres de son atelier, un autre site a été aménagé pour les promeneurs: le terrain des peintres. Neuf de ses tableaux de la Sainte-Victoire y sont reproduits, des plus classiques aux plus avant-gardistes. Une famille venue du Bangladesh est en admiration devant la « vraie » Sainte Victoire et ces tableaux qui la subliment. Amateurs d’art, ils disent avoir vu des tableaux de Cezanne dans les plus grands musées du monde notamment à New-York. « Mais ici, c’est différent, expliquent-ils. On peut en quelque sorte sentir l’âme du peintre « .

sentier cezanne© 

La Sainte Victoire est pour Cezanne une magnifique obsession. Il veut la saisir dans toutes ses lumières, ses expressions, ses couleurs et ses vibrations. Le 15 octobre 1906, il est encore « sur le motif » près du cabanon de Jourdan lorsqu’il est surpris par un orage. Il continue à peindre sous la pluie avant de faire un malaise et de perdre connaissance. Il mourra huit jours plus tard, à 67 ans, victime d’une pleurésie. Cezanne repose pour l’éternité au pied de sa muse.

Source : Culture Box.